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Initialement, le capbn ou collectif des artistes plasticiens de basse normandie a été créé à Caen en mars 2011.

En mai 2017, nous avons décidé d'ouvrir ce collectif à la normandie "réunifiée" et d'en modifier ainsi l'acronyme initial : capbn devient capn.

Le texte présent ci-dessous formule les éléments qui, à l'époque, nous ont incité à créer ce collectif.

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Ce collectif souhaite travailler sur le statut du plasticien et des arts plastiques et réfléchit à faire évoluer la situation, vécue par les plasticiens ou fantasmée par le quidam, en testant les possibles d'une nouvelle économie expérimentale et en expérimentant une nouvelles ergonomie territoriale. A la fois polytechnique, critique et motivé, ce collectif entend développer ses réflexions à travers des prises de position, des expositions, des publications et des conférences.


M   A   N   I   F   E   S   T   E


Différentes pistes de réflexions vont occuper le collectif des artistes plasticiens de basse normandie.

Partant du constat que les arts plastiques sont le parent pauvre des politiques culturelles, il nous est paru vital de fédérer dès à présent les plasticiens autours de quelques questions précises qui permettent de défendre la place des arts plastiques en Basse Normandie.

Les artistes plasticiens de la région et de l’Adada, ainsi qu’un certains nombres de responsables de structures culturelles de la région demandons
- Une plus juste répartition des budgets culturels entre les secteurs culturels. Les arts plastiques sont régulièrement les parents pauvres des politiques publiques culturelles alors qu’ils sont, en raison de la polyvalence des équipes des structures responsables des arts plastiques mais aussi en raison de leur effectif réduit, les structures qui développent une marge artistique importante.

- Un audit sur l’impact des budgets dédiés aux arts plastiques sur l’économie locale.
On a trop souvent tendance à croire que les budgets liés aux arts plastiques ne servent qu’à l’intérêt d’un créateur et des amateurs de son œuvre… Cette idée reçue ne prend pas en compte les modalités de la création contemporaine qui utilisent des compétences locales, des moyens techniques fournis par des entreprises pour accomplir leurs projets.

I/ La question des ateliers pour les artistes
Comment espérer faire de la Ville de Caen une ville de la création si les artistes plasticiens n’ont pas de lieu pour créer ? Les ateliers d’artistes sont aussi pour les habitants une autre façon d’approcher la création contemporaine mais c’est aussi un moyen qui peut être mis à la disposition de la politique de la ville.

II/ Quelle rétribution pour les artistes plasticiens lors d’une exposition ?
Il est convenu de payer un acteur pour une lecture ou une représentation théâtrale, qu'en est-il pour les plasticiens ? Souvent pour répondre à leur demande, la simple ouverture d’un espace d’exposition non chauffé semble être suffisante. Pouvons-nous nous satisfaire de cela ?
Ces questions impliquent une réflexion profonde sur la place des arts plastiques dans les politiques publiques.

III/ Une plus juste répartition des budgets culturels entre les secteurs culturels.
Les arts plastiques sont régulièrement les parents pauvres des politiques publiques culturelles alors qu’ils sont, en raison de la polyvalence des équipes des structures responsables des arts plastiques mais aussi en raison de leur effectif réduit, les structures qui développent une marge artistique importante.

VI/ Un audit sur l’impact des budgets dédiés aux arts plastiques sur l’économie locale.
On a trop souvent tendance à croire que les budgets liés aux arts plastiques ne servent qu’à l’intérêt d’un créateur et des amateurs de son œuvre. Cette idée reçue ne prend pas en compte les modalités de la création contemporaine qui utilisent des compétences locales, des moyens techniques fournis par des entreprises régionales pour accomplir leurs projets.

CAPBN / Mars 2011




capn.eu